aidera aussi à prendre conscience de l’urgence de
réagir contre les effets dépersonnalisants et parfois dégradants
de ces multiples images qui conditionnent nos vies dans la publicité
et les médias, car elle est une image qui porte sur nous le regard d’un
Autre artiste invisible, et nous donne accès à la réalité
du monde spirituel et eschatologique.
(Jean-Paul II à l’occasion du 12ème
centenaire du concile de Nicée).
C'est un chemin authentique de prière et de contemplation du mystère de Dieu. Prier avec une icône, c'est avant tout se laisser regarder, se laisser transformer, se laisser façonner pour être soi-même davantage image, icône du Christ-Jésus.
L’icône n’est pas seulement une illustration de la Sainte Ecriture, mais elle est également une « Théologie en image » , liée à la tradition écrite et orale de l’Eglise permettant de lutter contre le paganisme et les hérésies. Elle est un langage élaboré par l’Eglise de siècle en siècle. C’est un art enseignant la foi.
L’icône représente la personne sainte non pas dans ses proportions naturelles, elle n’est pas un portrait naturaliste, mais dans sa dimension glorieuse et céleste. Elle est un reflet du Royaume de Dieu sur la terre.
L’icône est un objet culturel lié à la liturgie. Elle est en lien étroit avec l’Evangile et correspond toujours à une fête célébrée dans la liturgie. Le décor iconogaphique a un but catéchétique et narratif de l’histoire du salut.
L’icône est une prédication, elle est une véritable confession de foi chrétienne. L’Eglise prêche au monde par la Parole et par l’image. Beaucoup de Pères de l’Eglise, tels que saint Jean Damascène, saint Paulin de Nole, saint Grégoire le grand, saint Basile, aussi bien l’Orient que l’Occident, disent que l’image impressionne plus et attire plus l’attention que les livres, que les peintures ont un caractère tout à fait didactique
L’icône témoigne d’une présence,
elle permet une communion de prière, une rencontre mystique avec le Seigneur
représenté en elle. Certes l’icône n’est pas
le Christ lui-même comme dans l’Eucharistie, mais sa contemplation
transmet la lumière et divinise.
La lumière dans l'icône est très importante. La lumière,
c'est la Résurrection. Tout est porteur de la lumière de la Résurrection.
La lumière dans l'icône n'arrive pas d'une source extérieure
: tout et tous portent la lumière en soi et rayonnent d'une lumière
intérieure.
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L’or, sur le fond de l’icône, est la couleur symbolique de la divinité. Ce mystère n’est pas représentable en lui-même.
Le manteau :
d’un rouge violet est intentionnellement choisi pour évoquer la
pourpre royale des reines de Byzance… A sa manière Marie est reine,
ce que souligne aussi le liseré doré ourlant le manteau qui l’enveloppe
et recouvre sa tête.
Le bleu clair de la tunique, et celui perceptible entre la tête et le
voile, a pour signification de rappeler le caractère authentiquement
humain de cette reine du Ciel. Elle est vraie fille de notre race, infiniment
pure, ayant enfanté de manière unique son enfant. (Is 7.14).
L’enfant est recouvert d’un manteau d’or somptueux, retenu à la taille par une large ceinture dorée et porte sur l’épaule une étole dorée : « l’insigne du pouvoir est sur son épaule » (Is 9.5). La tunique est d’un blanc éclatant, Pierre, jacques et Jean l’ont vu « transfiguré » devant eux, avec des vêtements resplendissants, d’une telle blancheur qu’aucun foulon sur la terre ne peut blanchir de la sorte »(Marc 9, 2.3)
Le rouleau blanc :
il représente le rouleau de l’Alliance Nouvelle, il contient les
paroles de lumière destinées à « éclairer
le monde qui marche dans les ténèbres » Is 9.1)
Trois étoiles dorées :
Elles se détachent sur le manteau pourpre à l’emplacement
du front et des deux épaules de Marie, pour symboliser deux convictions
de la foi chrétienne.
Marie a une relation privilégiée avec la Trinité.
Elle est fille aimée du Père (étoile au front) à
un degré unique.
Elle est pour toujours, la femme de qui est né Jésus (étoile
sur l’épaule droite, selon l’attitude orthodoxe du signe
de croix)
Elle est envahie par l’Esprit de Dieu, celui qui l’a couvert de
son ombre pour qu’elle puisse enfanter sans connaître d’homme
« ce fils qui sera appelé Fils du Très-Haut » (étoile
sur l’épaule gauche, posée entre la mère et l’enfant,
pour rappeler que c’est grâce à l’action de l’Esprit
qu’elle est devenue mère de cet enfant Dieu).
Chacune des étoiles rappellent aussi trois moment de sa virginité
: avant la naissance de son Fils, au cours de la naissance et après.
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